Voici comment Paul Hubert raconte cette histoire vraie dans son livre:
Les Iles de la Madeleine et les Madelinots.
Le voyage de Québec était plus long que celui
d'Halifax, mais moins redouté des Madelinots, à coup sûr, à cause, des relations plus amicales et plus facile entre gens de même foi, même race et même langue.on ne l'entreprenait que durant les beaux mois de l'été. On montait charger de produits de la mer pour en rapporter des provisions, des vêtements et autres articles de nécessité locale. Des relations commerciales s'étaient ainsi établies
avec plusieurs Québecois: Vital, Têtu, F. Bureau, H. LeMesurier et autres; des liens de famille et
d'amitié créés par l'intermédiaire de quelques Canadiens fixés aux Iles. Arrivé au port après une rude navigation, quel bonheur de se régaler dans d'hospitaliers et sympathiques foyers canadiens! On passait quelques bonnes soirées un peu semblables à celles du pays lointain, puis on se remettait en
mer, le coeur gai,emportant le plus excellent souvenir de ces bons cousins de la vieille cité.
La Flash
venait de partir pour la capitale, en 1881, six ans après s'être sauvée du premier désastre elle fut assaillie par une forte bourrasque et forcée de relâcher pour se mettre à l'abri dans le Havre-Aubert, en même temps qu'un autre bâtiment du port de Baie St-Paul également en route pour Québec. À
la façon des gens de mer on fit tout de suite connaissance, on fraternisa presque, se promettant de faire voile ensemble. Ne redoutant rien de ces marins de même langue et de même foi, les Madelinots, s'ouvrirent tout naïvement à leurs
compagnons de voyages, et parlèrent de leur cargaison, des achats à faire, etc...
Le temps ayant calmi pendant la nuit, on décida d'appareiller, mais Laurent cormier, qui s'était dit malade en rentrant, ne voulut plus se rembarquer. Il prétexta un
mal secret et déclina les offres les plus pressantes du
capitaine Isaac Arseneau. Il a toujours assuré plus tard qu'il ne souffrait d'aucune maladie, mais qu'une voix intérieure et mystérieuse, un sinistre présentiment, le pressait vivement d'éviter ce voyage. On le remplaça et les deux bateaux se mirent en mer de beau matin. La brise était légère, puis elle calmit tout à fait sur le haut du jour... Les gens de l'Étang-du-Nord virent sous le soleil
couchant, les deux goélettes côte à côte, les voiles faséyantes, comme deux amis qui s'arrêtent à l'entrée de la nuit pour se donner la main et le baiser du soir... Le lendemain matin, le vent soufflait du nord; le tableau de la veille était effacé.
Les jours passèrent; des semaines, des mois s'enfuirent, et...toujours pas de nouvelles de la Flash. Québec ne l'avait pas enrégistrée, aucun port de mer ne l'avait vue, personne ne l'avait rencontrée. Le
mystère devenait de plus en plus impénétrable. Les
marins les plus expérimentés y perdaient leur grec et leur latin à se creuser la tête, quand Laurent à Damase se fit apporter un escalier qu'un rôdeur de côte avait trouvé sur la dune du nord, quelque temps auparavant. C'était l'escalier de la chambre de la Flash. Il l'identifia sans difficulté, l'ayant
fabriqué de ses propres mains. «Plus de doute, alors, un ouragan, une trombe avait englouti les deux compagnons à la fois... Mais, pourtant, il avait
fait beau après le départ de la Flash: le lendemain, beau vent du nord qui a duré plusieurs jours, vent idéal pour une montée rapide. Puis vent de norois, vent d'ouest, mais point de fortes brises. Enfin!... Plus on étudiait l'énigme, plus on se perdait...
Quinze années durant, les vieux loups-de-mer s'informaient aux marins à leur retour
de Québec; «vous n'avez pas entendu parler de la Flash?» Et toujours la même réponse; rien, rien. Enfin un jour un coin de voile fut levé. On rapporta toute une histoire à l'endroit de la Flash, drame
horrible que les honnêtes Madelinots n'avaient jamais même soupçonné; le cuisinier de «Canayen» déclara sur son lit de mort qu'ayant été forçé de participer à un crime affreux il ne voulait point emporter dans la tombe un secret qui l'avait sans
cesse torturé. La Flash, le premier soir du départ, avait été attaquée sournoisement; une lutte sanglante avait eu lieu, l'équipage acadien massacré le vaisseau pillé puis coulé. Un seul avait
échappé au couteau, en plongeant dans les flots... Le capitaine s'était battu comme un lion jusqu'au
dernier souffle: on avait eu peine à le tuer...
C'est depuis cette révélation que les Madelinots disent la défunte Flash.
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Pierre Arsenault né vers 1646 dans les environs de Rochefort centre-ouest de la France(Poitou, Charentes,). Il arriva à Port Royal après le recencement de 1671 avec le navire l'Oranger, Ils étaient 60 passagers plus l"équipage. Il est employé comme pilote côtier par Jacques Bourgeois qui s'occupa de cabotage sur la baie de Fundy et de commerce avec les Indiens.Il s'est marié deux fois. Vers 1675, il a épousé Marguerite Dugas, fille d'Abraham Dugas et de Marguerite Doucet, qui lui a donné deux fils(Pierre né 1676, Abraham né 1678). Vers 1685, il a convolé avec Marie Guérin, fille de François Guérin et d'Anne Blanchard, qui lui a donné six autres fils et une fille. Pierre, l'aîné de tous les enfants de l'ancêtre, a eu de son mariage avec Marie-Anne Boudrot, fille de Jean Boudrot et de Marguerite Bourgeois, dix enfants, dont Joseph, né vers 1716. Ce dernier a épousé sa cousine au troisième degré, Marguerite Boudrot, une des neuf filles de François Boudrot dit Manne et de Jeanne Landry, à Port-Lajoie, île Saint-Jean, le 28 juillet 1739.
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